samedi 6 juin 2009

Etats généraux de la bioéthique: un film à voir, un avis à exprimer

Les lois françaises de bioéthique sont en cours de révision et une grande consultation nationale ouverte à tous est en cours sur ce sujet. Il est essentiel que nous y participions pour faire entendre la voix des chrétiens sur des sujets aussi importants que l’utilisation et la création des embryons à des fins de recherche, la procréation médicalement assistée, la gestation pour autrui (mères porteuses) ou les questions liées au diagnostic prénatal et pré-implantatoire…

Voici le site des états généraux de la bioéthique, sur lequel chacun de nous est appelé à exprimer son avis= voter pour les avis déjà exprimés (puisqu'on ne pouvait donner son avis que jusqu'au 4 juin).

http://www.etatsgenerauxdelabioethique.fr

Pour cela, il faut être correctement informé sur ces questions relativement techniques. Ce sont des enjeux essentiels pour les années qui viennent et nous ne pouvons être absents de ce débat.

Pour réfléchir à ses questions, voici un film proposé par le diocèse de St Etienne.

"Ce film propose un voyage au cœur de la recherche scientifique et de l'homme vu à travers l'Évangile. Il a pour vocation d'ouvrir un débat citoyen, et de reposer des questions fondamentales : qu'est-ce qui est vraiment en jeu dans la révision des lois de bioéthique ? Quel est le sens de l'homme véhiculé par l'Évangile ? Quel équilibre rechercher entre compassion, soulagement de la souffrance, progrès scientifique et dignité de tout être humain ?"

FILM: LA VIE EN QUESTION (KTO)




jeudi 4 juin 2009

Extrait de l'homélie du cardinal Vingt-Trois pour la Grande Veillée pour la vie le 28 mai dernier (La Croix)

Frères et Sœurs,

Dans le débat qui s’est ouvert dans notre pays à propos de la révision des lois de bioéthique, les arguments et les réflexions, les raisonnements et les propositions s’échangent et s’expriment de toutes sortes de manières. Nous-mêmes, évêques de France, avons exprimé les nôtres avec suffisamment de clarté et une certaine publicité, afin que nul ne doute de ce que nous souhaitons partager à nos concitoyens.
[...]
Nous avons pensé que nous devions apporter ce quelque chose dont personne ne parle et qui ne se dit pas en termes de licité de tel dispositif ou de telle décision législative : le sens même de la vie humaine, cette réalité à la fois humaine et mystérieusement divine.
[...]
Notre foi nous ouvre à ce mystère et nous appelle à participer à sa fécondité, si nous ne nous laissons pas arrêter par l’apparence, et si nous ne nous abandonnons pas à la séduction de l’invisible, pour être entraînés au delà. Comment notre foi nous aide-t-elle à comprendre, respecter et accompagner la vie de tant d’hommes et de femmes qui « n’ont plus figure humaine » comme cela est dit du Christ en sa Passion ? Comment faire lorsque la signification invisible d’une vie en rend la dignité humaine imperceptible ? Comment reconnaître en chaque personne, ce qui dépasse infiniment ce que voyons ou ce que savons, ce que chacun de nous a reçu sans le savoir et sans le voir ? Ainsi, frères et sœurs, notre veillée de prière n’est pas une manifestation. Nous ne sommes pas venus ici pour infléchir quoique ce soit. Nous sommes ici pour poser un acte de foi, dont nous espérons qu’il touchera nos cœurs, pour nous qui participons à cette veillé de prière, et pour ceux qui, sans y participer, pourront en avoir quelque écho ou tout simplement apprendront qu’elle a eu lieu.

Oui, la vie donnée par Dieu dans l’existence humaine est un mystère qui nous ouvre au mystère plénier qu’est la vie même de Dieu. C’est pourquoi nous ne pouvons accepter qu’aucune vie soit perçue comme une menace et un danger. C’est pourquoi nous ne pouvons accepter que l’intelligence et l’ingéniosité humaines soient mises au service de la lutte contre la vie. C’est pourquoi nous ne pouvons accepter que la fécondité soit une culpabilité. C’est pourquoi nous ne pouvons accepter que l’imperfection soit une condamnation à mort. C’est pourquoi nous ne pouvons accepter de nous donner à nous-mêmes le droit de trier, de choisir et de condamner. C’est pourquoi nous ne pouvons accepter que l’homme et la femme soient acculés à transformer leur relation d’amour en une relation de crainte. C’est pourquoi nous ne pouvons accepter que le fruit de l’amour soit fabriqué sans l’amour.

Mais c’est aussi pourquoi nous souhaitons et nous espérons que la venue d’un enfant en notre temps soit vécue comme une bénédiction, que la mission des parents puisse être une source de joie et d’épanouissement, que les plus généreux d’entre nous sachent se mobiliser pour entourer et accompagner jusqu’au bout tous ceux que la vie blesse, que la maladie affecte et que l’espérance déserte. Frères et sœurs, nous allons à présent invoquer le Dieu puissant et vivant qui a envoyé son Fils pour que nous ayons la vie. Nous allons intercéder pour celles et ceux dont la vie est fragile ou blessée. Nous allons prier pour tous celles et ceux qui sont appelés à définir le cadre législatifs des lois de bioéthiques, pour les médecins, les chercheurs, le personnel soignant et tous ceux qui peuvent être en ce monde les serviteurs de la vie s’ils la choisissent, plutôt que les complices de la mort.

Nous vous invitons à prolonger la prière de ce soir dans les jours et les semaines qui viennent. Ainsi elle ne sera pas l’effet d’un instant, mais la mise en œuvre de cette attitude radicale de foi, qui nous tourne vers Dieu et nous conduit à rendre grâce devant la vie qu’il nous donne en plénitude. Amen

Intégralité de l'homélie

lundi 1 juin 2009

Forum RCF Côte d'Azur : Spéciale-débat sur l'engagement des chrétiens en politique



Dans la perspective des élections européennes 2009, le Forum RCF Côte d’azur du vendredi 29 mai était consacré à une émission spéciale-débat entre 4 chrétiens engagés en politiques :
- Laurent Flipo, engagé sur la liste de Patrick Mottard (liste Gauche Autrement aux municipales 2008 à Nice),
- David Lisnard, UMP (1er adjoint du Maire de Cannes et député suppléant)
- Fabien Bénard, Modem (Vice Président du Modem 06),
- Joëlle Martinaux, MPF-Libertas (Adjoint au Maire de Nice, 6e de la liste Libertas dans la circonscription du Sud-Est)

Monseigneur Jean Gautheron, directeur du Séminaire de Laghet (Diocèse de Nice) représentait la voix de l’Eglise Catholique.

Les invités ont débattu sur deux thèmes principaux :
- L’engagement des chrétiens en politique
- L’Europe

http://www.rcf.fr/diffusion.php3?id_article=327563&id_locale=45

vendredi 29 mai 2009

7 juin : Quête pour la Mère et l'enfant

Témoigner et agir sur le terrain pour la famille et pour la vie



» A l’origine, un message du Pape

« Que soit célébrée tous les ans dans les différents pays une Journée pour la Vie(…). Il est nécessaire que cette Journée soit préparée et célébrée avec la participation active de toutes les composantes de l’Eglise locale. Son but fondamental est de susciter dans les consciences, dans les familles, dans l’Eglise et dans la société civile la reconnaissance du sens et de la valeur de la vie humaine à toutes ses étapes et dans toutes ses conditions. »
(Extrait de l’Evangile de la Vie, Jean-Paul II, 1995)

» Une date symbolique, la Fête des Mères

» Une occasion de partenariat avec d’autres mouvements



vendredi 15 mai 2009

Les sages-femmes seront peut-être autorisées à pratiquer des avortements (Marianne GOMEZ - La Croix)

Un amendement sénatorial discuté dans le cadre de la loi sur l’hôpital veut élargir les actes praticables par les professionnels de la naissance

Les députés y avaient renoncé. Les sénateurs ont repris le dossier. Dans le cadre du projet de loi sur l’hôpital, actuellement en discussion au Palais-Bourbon, la commission des affaires sociales a adopté un amendement autorisant les sages-femmes à pratiquer des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse.

La députée Bérengère Poletti (UMP, Ardennes) avait déjà fait la même proposition, reprenant une recommandation de la délégation aux droits des femmes. Elle l’a retirée avant le débat dans l’hémicycle, « non pas à cause des pressions exercées par certaines associations, précise-t-elle, mais parce que la profession n’était pas prête ». Auteur du rapport de suivi de la loi sur l’IVG (octobre 2008), la députée justifie le recours aux sages-femmes par le fait que l’accès à l’IVG médicamenteuse en ville reste très inégal.

« Le premier frein tient au trop faible nombre de médecins ayant passé une convention avec un établissement de santé, condition indispensable pour pouvoir effectuer ces IVG. Quatorze régions ont ainsi moins de cinq médecins ayant passé cette convention (…). D’autre part, 90 % de ces actes sont réalisés par des gynécologues, or ceux-ci ne sont pas présents ou ne sont pas facilement accessibles », peut-on lire dans son rapport. D’où l’idée de faire appel aux sages-femmes, « qui ont la compétence technique nécessaire », estime-t-elle, à la fois pour prescrire la pilule abortive et contrôler les suites de l’acte.

L’Alliance pour les droits de la vie proteste

Celles-ci sont d’accord. « Une sage-femme doit être auprès de la femme, quelle que soit l’issue de sa grossesse, heureuse ou malheureuse », estime la présidente de l’Ordre national de sages-femmes, Marie-Josée Keller. Le Sénat a donc repris l’amendement. Celui-ci a été voté en commission, avec l’appui de la ministre de la santé, Roselyne Bachelot. Il propose « d’expérimenter » le recours aux sages-femmes « dans une région française connaissant un taux important de recours à l’interruption volontaire de grossesse ».

Muguette Dini (Union centriste, Rhône) en est à l’origine. « Le sujet est sensible, nous ne souhaitons pas l’imposer à toute la France, d’où l’expérimentation. Nous voulons aussi vérifier la validité de l’idée », explique-t-elle.

Dans un communiqué, l’Alliance pour les droits de la vie proteste. « Les pouvoirs publics déplorent le fort taux d’IVG en France : comment justifier qu’au lieu de s’interroger sur les causes de ce phénomène, on veuille augmenter le nombre de prescripteurs de cet acte qui n’a rien d’anodin ? » fait valoir l’association. Muguette Dini dit « comprendre » cette logique, mais ne la partage pas. « On n’a jamais informé suffisamment sur la contraception, et je le regrette. Mais une fois cela constaté, reste que certaines femmes sont déterminées à ne pas vouloir garder leur enfant, et que si l’on ne fait pas les choses correctement, on risque des accidents. » L’amendement, inscrit à l’article 22, ne devrait pas venir en discussion avant la semaine prochaine.

lundi 11 mai 2009

Sophia, le 13 mai à 20h: Soirée débat - révision des lois de bioéthique.

Comme vous le savez peut-être, les lois françaises concernant la bioéthique vont faire l’objet d’une révision générale par le parlement à l’automne. Le Docteur Jean Léonetti, député-Maire d’Antibes et déjà auteur d’une loi sur la fin de vie qui porte son nom, est chargé d’un gros travail préparatoire. Mais chaque citoyen est aussi appelé à donner son avis, dans une très vaste consultation nommée « états généraux de la bioéthique ». C’est pourquoi nous invitons les chrétiens des Alpes Maritimes à s’informer sur le sujet, à débattre entre eux et avec d’autres, et à apporter leur contribution, car les enjeux sont majeurs : quel prix aura la vie dans notre société demain ?

Pour s’informer :

Les excellents dossiers parus dans La Croix au mois de mars

Le site des évêques de France ‘www.eglise.catholique.fr’

Le film « La vie en question » réalisé par le diocèse de Saint Etienne. 15 € (librairie « culture et foi » à St Etienne. 04 77 80 48 70 ou culture-et-foi@wanadoo.fr)

Le livre « Bioéthique, propos pour un dialogue »  éditions DDB Lethielleux 14 € (disponible au stand à la sortie de la messe)

Pour contribuer : le site ‘www.etatsgenerauxdelabioetique.fr’. Au plus tard début mai

 

Enfin, vous êtes tous invités le mercredi 13 mai à partir de 20h (film) ou 21h (débat). Centre pastoral Paul VI, à notre soirée « bioéthique » : projection du film « la vie en question » suivie de débats

lundi 4 mai 2009

Les familles aussi doivent promouvoir les vocations, demande Benoît XVI

ROME, Dimanche 3 mai 2009 (ZENIT.org) - Les familles aussi doivent promouvoir les vocations sacerdotales et à la vie consacrée.

C'est ce que demande Benoît XVI en ce mois de mai qui s'ouvre, ce dimanche, avec la Journée mondiale de prière pour les vocations.

En effet, l'intention de prière générale de Benoît XVI pour le mois de mai 2009 est : « Pour que les laïcs et les communautés se fassent les promoteurs des vocations sacerdotales et religieuses ».

Son intention missionnaire invite les jeunes Eglises aussi à participer à la mission universelle.

Son intention missionnaire est : « Pour que les Eglises particulières de récente fondation, reconnaissantes au Seigneur du don de la foi, participent à la mission universelle de l'Eglise, en étant disponibles à prêcher l'Evangile à travers le monde ».